Archives Mensuelles: novembre 2011

Choc des cultures

Par défaut

Depuis plusieurs jours, j’entends au loin dans mon bureau, une sorte de litanie ressemblant fortement à des appels à la prière. Cela fait plusieurs jours que je guette ce son et tente de lui donner une explication plausible.

Aujourd’hui,  je regarde mon collège et lui dit « C’est des appels à la prière ? » Il me répond « oui« .

La stupeur se lit sur mon visage, dans ma tête « je me dis, non impossible, je suis en Belgique pas à Istanbul ! »

Enorme fou rire de la part de mes collègues dans le bureau  « Non Laura, c’est juste le ferrailleur du coin qui annonce par mégaphone qu’il recherche de la ferraille« . 

 

Soirée spéciale Aurélie Namur à l’Eden (Charleroi)

Par défaut

Pour des raisons que je n’explique pas, wordpress et moi avons eu un petit souci de lisibilité des liens. D’habitude, ils doivent être d’un beau orange comme là Conservatoire Nationale  Supérieur d’Art Dramatique de Paris mais aujourd’hui, mystère cela ne fonctionne pas très bien ! Un seul conseil quand c’est orange, cliquez pour voir ce qui se cache derrière !

Jeudi soir, j’ai assisté à lEden à la lecture d’une pièce intitulée Le voyage égaré écrite par Aurélie Namur (auteure  et comédienne formée au Conservatoire Nationale  Supérieur d’Art Dramatique de Paris). Ce texte raconte les déboires d’une jeune européenne partie découvrir l’Amazonie. Ce texte autobiographique raconte comment elle, jeune femme blanche, est partie à la rencontre des indiens shuars, imprégnée du mythe du bon sauvage vivant en pleine fusion à  Mère Nature.

C’est l’histoire d’un rêve qui se transforme en cauchemar (papiers d’identité volés par les gardes-frontières, la méfiance et l’agressivité des populations locales, le corps qui ne résiste pas un environnement hostile).

Le fait de savoir qu’il s’agit d’un récit autobiographique rend l’expérience de lecture encore plus prenante. La lecture jouée par Lénaïc Brulé immerge le spectateur dans le texte. On pénètre  dans la jungle accompagnée du bruit des oiseaux, on sent presque la moiteur et l’humidité qui nous transpercent. Lénaïc Brulé interprète à merveille la fraîcheur et la candeur de la jeune femme. Au final, je suis subjuguée par la comédienne qui en lisant/jouant ce texte fait naître un embryon de pièce.

C’était une soirée spéciale Aurélie Namur, puisque après cette lecture nous avons assisté à une représentation de On se suivra de près présenté par la Compagnie les Nuits Claires. C’est l’histoire d’une jeune femme retrouvée morte de froid. Qui est-elle ? Que lui est-elle arrivée ? Est-ce que quelqu’un la pleure là ou ailleurs ?

L’auteur conçoit Le voyage égaré et On se suivra de près comme un diptyque. En effet, il est énormément question de la mort dans Le voyage égaré où la jeune femme est à un moment obsédée par l’idée de mourir et d’être enterrée dans l’anonymat le plus totale, au milieu de nulle part et à des milliers de kilomètres de sa famille.

On se suivra de près est une pièce dure qui vous colle à la peau. Les thèmes abordés sont graves. Le texte oscille entre tragédie et comédie notamment grâce à un personnage incarnant un messager sorti tout droit de l’antiquité grecque, s’exprimant en alexandrins magnifiques. Selon moi, son rôle se rapproche davantage du fou du roi ou de l’idiot du village, sa naïveté et son décalage lui permettant d’exprimer l’absurdité de la réalité.  Par exemple en parlant du génocide arménien « Donc plus il y a d’Arméniens qui meurent, plus les Arméniens se sentent Arméniens ? « 

Aurélie Namur joue le rôle du cadavre. Une véritable performance, la pièce démarre sur la découverte de son corps. Elle est raide, blanche.  On se croirait dans une chambre mortuaire. Certaines personnes présentes dans la salle ont pensé que c’était une poupée en plastique.

Michel Boermans a réalisé une série de photographies de la pièce. Je vous conseille réellement de cliquer sur le lien.

Je ne peux pas réellement tout décrire. Mais cette pièce malgré un texte difficile mérite d’être vue simplement pour être confronté au travail de Félicie Artaud et  d’Aurélie Namur  qui parfois privilégient le corps aux mots  et ainsi exprime mieux le drame qu’est la mort de tout être humain.

Moi ce que je retiens de la pièce, c’est que nous sommes mortels,  c’est un fait alors raison de plus pour profiter de son (unique) vie comme si on devait mourir demain.

Texte : Aurélie Namur
Mise en scène, dramaturgie : Félicie Artaud
Collaboration artistique, assistanat : Elizabeth Barbazin
Interprétation : Philippe Baron; Angelo dello Spedale Catalano; Aurélie Namur; Yannick Guégan; Fannie Outeiro.
Scénographie : Dominique Doré
Lumières : Dimitri Joukovsky
Décor sonore : Antoine Blanquart
Costumes : Catherine Sardi

Pour voir les prochaines dates, c’est ici !

J’ai dégotté sur Youtube un  interview de Félicie Artaud.

No coraçao da tempestade

Par défaut

Comme prévu, Aurélie, Gaëlle et moi sommes allés voir un spectacle de danse hier soir au Manège.

J’ai beaucoup aimé ce spectacle. Il y a eu quelques longueurs sur la fin mais dans l’ensemble j’ai apprécié la mise en scène, les couleurs et les différents tableaux qui se sont succédés. Plus que de la danse, il y a beaucoup d’expression corporelle. C’était long, une vrai performance.

En réalité, c’est une adaptation de la pièce de Shakespeare La tempête, une pièce qui raconte le naufrage d’un homme sur une ile déserte et  sa rencontre avec les autochtones.

Même si j’ai apprécié la beauté du spectacle, j’ai eu du mal à trouvé une logique ou une cohérence aux différents tableaux. La nudité est assez présente mais cela n’est pas tellement choquant.

Voici ce qu’en dit le Manège :

« Pour sa nouvelle création, Claudio Bernardo effectue un retour aux sources. En s’associant aux 34 interprètes du ballet brésilien Castro Alves (Bahia), il choisit de confronter la force et l’énergie de sa culture natale à un monument de la littérature occidentale : La Tempête de Shakespeare.

La célèbre histoire de Prospéro devient alors le prétexte d’une étude anthropologique et dansée de l’histoire du Brésil, de la colonisation à l’esclavage jusqu’à aujourd’hui. Trouvant son inspiration dans la littérature, le théâtre, la musique et les arts plastiques, le chorégraphe Claudio Bernardo cherche à évoquer l’âpreté et la violence des rapports humains. Il nous fait voir un monde où les corps en scène nous révèlent. »

Des week-ends qui se suivent mais qui ne se ressemblent pas

Par défaut

Savez-vous que Victor Hugo a vécu à Bruxelles, lors de son exil ? Il est même passé à Mons. Il a dit du beffroi « Ce serait laid, si ce n’était pas si grand ! ». Pas si laid que ça, juste imposant. D’ailleurs l’UNESCO a jugé pertinent de l’inscrire au patrimoine mondial de l’humanité, et toc !

Jeudi

Jeudi soir dernier, après une installation en deux tons, nous nous sommes rendus dans le centre ville de Mons pour grailler. C’était tard, nous avons atterri dans un resto à pita (l’équivalent d’un kebab français). Nous avons pu découvrir Mons By night !

C’est le temps de la fête foraine à Mons ! Découvrir tant d’animations un soir en semaine  m’a réchauffée l’esprit et le cœur.


Vendredi

Le vendredi soir, on en a profité pour monter voir le Beffroi. C’est super joli, ils ont aménagé un jardin vraiment très sympathique.


Samedi

Le lendemain matin nous sommes allés faire les courses au Colruyt. L’enseigne belge propose des prix inférieurs à Carrefour mais un peu plus chers que Aldi ou Liddl. Mon colloc Bruno me racontait que la presse belge avait découvert qu’il y avait une différence de 75€  entre le prix d’un caddie français et le prix d’un caddie belge !

Les caddie de Colruyt ne sont pas payants. Ils économisent ainsi 14 centimes qui se répercutent directement sur notre note (Ah, vraiment ?) Mais c’est drôle parce que mes colocs n’ont pas de voiture, donc au début Gaëlle et Béa avaient utilisé un de ces fameux caddies pour ramener leurs achats à la maison. Depuis, Béa a acheté un vieux truc de grand-mère !

Mon Frigo une fois rempli, nous avons décidé de visiter Bruxelles. Nous nous y sommes rendus en train. Trop sympa la SNCB. Leurs guichetiers sont d’une rapidité affolante (Avec Jo on a failli faire un arrêt cardiaque !) et c’est pas cher du tout. Les trajets sur le week-ends sont à -50% pour les  moins de 26 ans. Résultat, on a eu un aller-retour Mons-Bruxelles pour 10 euros. Le trajet dure une heure environ.

En arrivant à 14h on a mangé dans une chaîne qui s’appelle EXKI, c’est un fast food bio. C’est juste à quelques pas de la Grand-Place.

On est allé visiter le Centre Belges de la Bande Dessinée. Je le recommande vivement. C’est très ludique et très léger. On apprend pas mal de chose sur les auteurs. La scénographie est très belle.

Le temps passe si vite à Bruxelles. Un fois sortie du CBBD, on s’est mis à la recherche d’un petit resto. Avec l’aide de notre ami Routard, on a trouvé notre bonheur. On a vraiment bien mangé. Mon assiette de spaghetti était remplie à ras bord !

Après j’ai emmené Johan au Poechenellekelder pour déguster une bonne bière. Je pense que cela va devenir mon QG lorsque je vais venir à Bruxelles. Un peu comme le bar de l’Utopia à Avignon !

Dimanche

Le dimanche on a fait le marché de Mons puis le lendemain chacun de nous deux est parti de son côté. 

Ce week-end

Aurélie, une amie vient me voir de Lille. Elle bosse dans un musée de Tourcoing.

Au programme, découverte de Mons, arrêt illimité dans les bars. J’ai deux places pour voir un spectacle de danse No coracao de tempestade (Au coeur de la Tempête) au Manège dans le cadre de Europalia.

Et pour finir une petite vidéo, une fois n’est pas coutume, on se quitte avec Lady Gaga.


Réecritures

Par défaut

[Vendredi matin]

Me voici arrivée au plat pays. Installée depuis hier soir, j’ai déballé mes affaires, rangé mes vêtements dans les armoires, pris connaissance des parties communes et de la vieillesse des lieux. Tout semble partir en lambeau dans cette maison. La vétusté des lieux, une dégradation lente et insidieuse causée par les occupants font de ce lieu peu convivial un espace de vie morose et terne.

Me voici arrivée au plat pays.  J’y dépose des valises pour un peu plus de six mois. Je suis à la fois fascinée par ce nouveau départ et empreinte de peur et d’angoisses vaines.  La maison est grande. Ma chambre petite mais agréable se trouve au deuxième étage. Moi qui aime les escaliers, je suis servie. La chambre a été refaite à neuf dans des tons vert et orange. J’ai pu faire la connaissance de Béatriz, de Jenna et de Bruno. Je n’ai pas encore croisé Gaëlle.

Quelques jours plus tard …

Dans son ensemble, la maison est agréable. Les lieux manquent pour l’instant de convivialité c’est indéniable. Mais les longues discussions que j’ai pu avoir avec Béatriz, Gaëlle, Bruno dès mon arrivée, me font penser que cela n’est qu’une impression faussée due à la vétusté des lieux.

Quelques photos !!!

 

Vous pouvez venir me voir. Apportez juste votre sac de couchage et un oreiller. A partir de janvier je devrais pouvoir installer un matelas gonflable.


On the road again

Par défaut

Pour ceux qui le ne savent pas encore, j’ai fait le voyage jusqu’à Mons en voiture. Pas en twingo (paix à son âme) mais en logan Dacia, généreusement prêtée par mes parents. Johan a conduit, mon père m’ayant strictement défendu de casser une nouvelle voiture -_-‘.

Donc voici mon carrosse !


On était pile poil à l’heure. On a même pu s’arrêter à Troyes pour manger un Big-mac et à Reims pour visiter la cathédrale.

–  Elle est connue pourquoi la cathédrale ?
– Pour ses vitraux …  Merde, non ça c’est Chartres !
– C’est pas là que sont enterrés les rois de France ?
– Non,  ça c’est Saint Denis ! Oh putain, j’espère qu’on est pas sorti de l’autoroute pour rien !
– Je crois que cela un rapport avec Clovis

La cathédrale de ReimsAprès des recherches approfondies sur wikipédia.  Il se trouve que la cathédrale est consacrée à la Vierge Marie, qu’elle date du XIIIe et qu’elle est plus récente que Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, mais plus veille que les cathédrales de Strasbourg, d’Amiens et de Beauvais.  C’est une des réalisations majeures de l’art gothique en France.

Par rapport à Clovis, c’est un peu obscure (c’est l’histoire d’une fiole qui trouvée dans la tombe de Saint Rémi devint la Sainte Ampoule qui fut donné par Dieu, par l’intermédiaire d’un ange qui avait pris la forme d’une colombe à Saint Rémi le jour du baptême de Clovis pour lui oindre le front).

La vérité vraie : « Une hypothèse plausible sur son origine est la découverte d’une ampoule d’aromates ayant servi à embaumer le corps du prélat et restée près de lui. Saint Rémi avait été embaumé (quand ses reliques furent profanées en 1793, le crâne présentait encore sa peau et des poils de barbe). Une translation des reliques intervint en 852 sous la présidence d’Hincmar. Il est possible que la découverte ait eu lieu à cette occasion« .

Une histoire à dormir debout vous dis-je ! Prochain post : mon installation à Mons.