Le travail vient en travaillant …

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Comme je l’annonçais dans mes postes précédents, je me remets doucement mais surement à la recherche d’un emploi pour septembre prochain.

La recherche d’emploi est une chose étrange. Je constate simplement que pour trouver du travail, il faut posséder un optimisme, une énergie et un bagout dont aucune Unité d’Enseignement Universitaire n’a su me doter.

Première constatation : la recherche d’emploi (et donc l’absence  de perspectives concrètes) est une expérience digne des pires films d’horreur.

Perte de temps (après une cinquantaine de candidature restées vaines, on se demande si on n’aurait pas mieux fait de pousser la porte du macdo) épuisement moral, culpabilité (pourquoi moi ?), remise en question,  incompréhension, (règles implicites, à géométrie variable, crise, manque d’expérience, vieillesse), colère …

Remarquons que comme le héros du film d’horreur, le chômeur va de péripéties en péripéties, de moments d’optimisme de courte durée en moments d’abattement plus ou moins long, des loopings émotionnels qui font de lui lorsqu’il est venu à bout … de sa recherche d’emploi bien sûr, un autre homme.

La plupart des psychologues du travail vous le diront (souvent lors d’un bilan de compétences) « il ne faut pas voir la recherche d’emploi comme une épreuve mais plutôt comme une chance. Oui ! La chance de vous découvrir en tant qu’être humain, d’aller à la recherche de vos désirs les plus profonds et enfin d’exercer un métier où vous serez en  phase avec vous même. Le chemin est long et difficile mais il faut savoir tirer le meilleur partie de cette expérience qui vous permettra dans la douleur de vous reconnaître. Et les recruteurs … bla, bla bla … »

Deuxième constatation : le travail vient en travaillant

Vous l’aurez tous reconnu, cette maxime de mon cru personnel est calquée sur le proverbe « L’appétit vient en mangeant ». L’idée est que trouver du travail après une période de six mois de chômage est une gageure. Comment faire rêver le recruteur si vous vous comportez en couguar affamée.  Ce qui est drôle c’est que souvent les opportunités se présentent pas le biais du monde professionnel, autrement dit parce que vous êtes en place … Donc je vous laisse réfléchir … comment maintenir son réseau sans être in da place ?

Troisième constatation : L’expérience est la clef

Comme on ne prête souvent qu’aux riches. La recherche d’emploi se doit d’être faite de manière rigoureuse et sérieuse. Mais cela peut parfois donner lieu à des situations inconfortables. J’ai reçu le mois dernier un mail m’annonçant que mon CV avait attiré l’attention d’une recruteuse. (Danse de la victoire, de la pluie et du jour béni). Cela n’est pas allé plus loin car j’étais encore Avignon et la personne voulait absolument que je me déplace sous les huit jours alors que j’avais explicitement averti dans la lettre que je ne serai disponible en août.

Quatrième constatation : De toute manière en aout c’est mort c’est les vacances !

Conclusion : Je reste positive/ sereine et m’appuie sur des personnes de confiance.

 

ET JE FAIS DU TRICOT !

 

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Deuxième étage, porte de gauche

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Je ne vous ai toujours pas présenté mes collègues ! Voici donc une photo volée (d’où sa piètre qualité) sur le blog de Promotion Théâtre. Je travaille au quotidien avec Emile, Julie Anaïs et Sophie mais nous partageons nos bureaux avec deux autres institutions le Centre des Écritures Dramatiques de Wallonie Bruxelles et l’asbl Emile & Cie et nos temps de midi avec Marie, Caroline, Louisa, Vincent, Hélène, Lola, Jacques et Michèle. 

C’est le printemps !

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Il fait beau !

Le beau temps me rappelle que l’an dernier à la même époque je m’esquintais les mains à récurer salles de bain et cuisines d’autrui ! Cette année, mes doigts potelés se posent délicatement sur un clavier gris souris et mon cerveau exulte de se voir si bien employé !

Mais cela a un coût ! Je suis sur les rotules. Fatiguée, j’en oublie d’être bien disposée, souriante, je traine de-ci de-là mes grands yeux cernés vides de toute chaleur, humour ou bienveillance.

Bon tout s’arrange,  j’écoute les meilleurs titres de Nina Simone, regarde un bon Nick Cassavetes (où je pleure invariablement) et me replonge dans le web à la recherche d’une bonne offre d’emploi !

Bah oui ! Chez moi le printemps me donne envie de faire peau neuve à mon CV (sa dix septième, je crois :D) et de me pencher sur mon avenir ! Que vais-je faire ? Éternelle question !

Mes sens en alerte et mon radar à ondes positives déclenché, je reste optimiste et parcours le web à la recherche de bonnes idées et de bons plans … pour ne pas rester en plan !



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Actuellement se déroule dans la région du Centre (elle-même comprise dans le Hainaut si j’ai bien suivi) a lieu durant une dizaine de jour Ottokar. La région du Centre, c’est cette région que je trouve tellement vallonnée – ça monte, ça descend tout ça sur des pavés, un vrai bonheur en bagnole …

– Ottokar c’est quoi ? (Imaginez cette question posée par Sarkozy)

– Ottokar est une opération qui se déroule chaque année autour du 20 mars (Journée Mondiale du Théâtre pour l’Enfance et la Jeunesse, ah ouais ?!) dans une région différente de la Wallonnie. En fait, ce qui est cool c’est que ce temps fort itinérant est organisé par les opérateurs culturels de la région où il a lieu en s’appuyant réellement sur les acteurs locaux.

Tout ça pour vous dire que hier (vendredi), je suis allée dans le cadre de cet événement à un colloque intitulé (Im)pertinence qui comme vous l’avez devinez parlait de … l’impertinence. C’était ma foi fort intéressant. Un panel d’intervenant pluridisciplinaire issu à la fois du monde universitaire mais aussi du domaine social et artistique.

– Alors l’impertinence c’est quoi ? (Idem repensez à Sarkozy !)

Vous le voyez là, avec ses épaules qui remuent ? (Savez-vous que Libé avait réussi à l’ imiter  à l’écrit, moi je dis chapeau !) Attention, l’impertinence, ce n’est pas du foutage de gueule (Meuh, nous, nous sommes des gens modestes)

– Donc l’impertinence, d’après ce que j’ai retenu, c’est un fait individuel (en tout cas c’est plus facile seul qu’en groupe), qui n’est jamais gratuite (sinon, pour moi il s’agit de la provocation) mais qui a toujours un coût (comme se faire sucrer des subsides, ce qui est con … surtout actuellement).  Présente peut être plus chez  les pauvres et moins chez les riches mais l’impertinence fait cruellement défaut au milieu associatif (enfin la fin justifie les moyens … et les subsides)

L’impertinence est une rupture, un moyen de répondre à une pulsion destructrice voir même je crois un arme de défense très intelligente.

Cette journée fut chouette, les intervenants  furent pour la plupart de qualité et le discours de haut niveau (trop haut parfois pour moi).

J’ai été notamment très touchée par l’intervention de Christine Mahy (Secrétaire générale du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté) qui par son engagement et son militantisme a inspiré le respect à plus d’un.

Dimanche suite d’Ottokar (Quatrième du nom) avec la journée de la lenteur.

Pas le temps (2)

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Edit : Version avec une vidéo parce que c’est plus beau 😉 !

Cela fait un bout de temps que je n’ai pas donné de mes nouvelles. Mais ce n’est pas par fainéantise mais par manque de temps ! J’ai été accaparée par le travail. Ces trois dernières semaines ont été fort éprouvantes.

Pour la première fois j’ai travaillé sur Quark X Press, ce ne fut pas aussi dur que je l’ai craint. Prochaine étape, me former à Indesign !

Aujourd’hui a lieu le premier festival de La Scène aux ados. Cela va être une chouette après-midi ! Je suis impatiente. Si j’ai le courage, je resterais peut être pour voir la pièce Les Bonnes intentions.

A part le boulot, je dis quoi ? Bah ….

Johan, Aurore et Florestan sont venus me rendre visites. Nous avons passé le week-end sur Bruxelles. Ce fut vraiment cool. Nous avons beaucoup marché, j’ai pu ainsi visiter des endroits qui m’étaient inconnus. Nous sommes même allés voir l’atonium !

J’ai mes billets pour mon retour à Pâques ! Je suis super heureuse à l’idée de retrouver ma famille et mes amis. j’ai hâte de pouvoir passer du temps avec chacun.

Oh, j’ai découvert un nouveau groupe, il s’apelle les Shaka Ponk ! En fait, j’ai commencer à écouter leurs titres au moment où je suis allée voir Les Femmes de Wadji Mouawad et que je cherchais des infos sur l’actualité de Bertrand Cantat. Les Shaka Ponk ont fait un titre avec lui qui s’appelle Palabra mi amor.

Le printemps s’installe en Belgique et la Wallonie est belle sous le soleil.

Les proverbes

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Souvent lorsque je pense à mon séjour en Belgique, le proverbe « nul n’est prophète en son pays » me vient souvent à l’esprit. En fait, je crois qu’on pourrait retracer ce voyage avec plusieurs proverbes. Le premier qui qualifierait la décision même de partir serait « il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas » car la probabilité que je vienne vivre en Belgique (même quinze jours avant mon départ) était quasi nulle.

Le deuxième proverbe serait « nul n’est prophète en son pays »  car j’ai trouvé en Belgique beaucoup de réponses à mes questions. Moi qui avais tant cherché une reconnaissance professionnelle, je l’ai trouvé auprès d’inconnus qui ont su m’accueillir à bras ouvert et me donner ce dont j’avais besoin pour démarrer cette folle aventure.

Aujourd’hui j’arrive à mi- parcours de mon stage, je n’ai encore trouvé le proverbe qui correspond à cette période. Mais en ce moment, une phrase me trotte souvent dans la tête à savoir que «  Parfois ce n’est pas la destination ou le but à atteindre qui est important mais le voyage en lui même pour y parvenir ».

Au départ de Béa, ma coloc espagnole j’ai hérité d’une affiche que j’aime beaucoup où il est inscrit « we are the only artist in the village ». Béa m’a laissé un message au dos de l’affiche disant en substance qu’à la fin nous sommes tous destinés à être « the only artist in the village ».

Moi tout ce que je vois c’est que ce post parle beaucoup du voyage, de la route à parcourir, de ma place, de là où se trouve mon corps, ma tête, mon coeur et mes valises (Ah ouais ?! tout ça :D).

J’aime ce que m’apporte ce voyage.

Au fait, on a un nouveau coloc. Cédric a 24 ans, il vient de la région parisienne, est biologiste moléculaire, aime l’ordre, la propreté et ne supporte pas qu’on laisse trainer notre vaisselle. Bref, on a pas fini de se marrer ! (PS : non, ce n’est pas Cédric sur la photo mais un petit souvenir du Carnaval de Binche)

Carnaval de Binche